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RÉFLEXION 

VERS UNE PHILOSOPHIE ET UNE PÉDAGOGIE

POUR LA CONSCIENCE DE L’UNITÉ ET DE LA FRATERNITÉ UNIVERSELLE

 

Par Bruno Fuoco

 

            L’histoire montre qu’en tant qu’individus nous avons réussi à vivre, plus ou moins, quelques contenus de l’idée de fraternité. Tout au long de l’histoire, il y a eu en fait un processus d’agrégation quantitatif croissant (petite famille de sang, amitié, voisinage, clan, associations, patrie, institutions internationales), mais l’idée de fraternité, en tant que valeur universelle apte à organiser la vie pacifique entre les humains, est encore inachevée.

           La fraternité universelle ne se borne pas aux aspects matériels de la vie car elle apporte une nouvelle idèe qui agit tout d’abord sur les causes, sur les tendances humaines qui provoquent les conflits, les problèmes sociaux et économiques. Pour cette raison, de nombreux penseurs appellent la fraternité pour surmonter la grave crise concernant la coexistence humaine. Il n'y a pas d'idée alternative à la fraternité pour sauver la planète et la communauté. D’ailleurs, la philanthropie et la solidarité se sont avérées insuffisantes parce qu’elles agissent uniquement sur les effets; elles se contentent de limiter les dégâts d’une vieille conception de la vie qui est la véritable cause des souffrances pour la Terre et pour la collectivité. Tandis que la fraternité universelle apporte une nouvelle conception de la vie : interprèter « la solidarité comme synonyme de la fraternité serait comme cacher et neutraliser le sens profond de la fraternité [...], cela empêche ce dernier de libérer tout son potentiel » (Mattei, 2009).

           Cette expansion de la vie collective vers la fraternité universelle (la famille unique dans laquelle chacun garde ses propres traditions et religions), il faut le dire, exige beaucoup d'efforts car cette fraternité ne peut devenir possible, à notre avis, que si en même temps il se produit un élargissement intérieur qui permette qu’il n'y ait plus de place en nous pour le germe de l’antagonisme et de la séparativité envers l’homme et envers la nature.  

            Peter Deunov disait dans la première moitié du XXe siècle : « Aujourd’hui l’homme vit dans des conditions qui sont comparables à un hiver intérieur. Son cœur est froid, son intellect est personnel et limité, il est enfermé en lui-même. Une transformation radicale de la pensée des parents, enfants, enseignants et éducateurs est nécessaire. Il ne suffit pas de reconnaître nos erreurs et nos faiblesses, nous devons travailler pour les améliorer, pour élargir et élever notre conscience [...] et nous aurons une nouvelle philosophie et une nouvelle façon de penser, nous nous sentirons tous Un avec notre voisin » (Deunov, 2006 : p.14).

           Mais comment peut-on décrire le lien intérieur fraternel, étant donné que le mot “fraternité” est utilisé dans le langage commun pour identifier des types de rapports humains très différents entre eux et parfois même conflictuels?

           À notre avis, la définition suivante nous semble féconde, expérimentable et compatible avec les différentes religions et les nouvelles connaissances scientifiques parce qu’elle ne propose pas une fraternité fusionelle, émotionnelle, partielle ou cérébrale, mais un état de conscience à partir duquel surgissent spontanément sentiments et comportements fraternels : « La conscience permet d’entrer dans l’âme et le cœur des autres à un tel point que, quand il lui arrive de les faire souffrir, c’est lui-même qui ressent la douleur qu’il leur inflige. Il comprend que tout ce qu’il fait de bon ou de mauvais aux autres, c’est à lui-même qu’il le fait. Bien sûr, en apparence chaque être est isolé, séparé des autres; mais la réalité est qu’une partie de nous-mêmes est liée à la collectivité et vit dans toutes les créatures, dans tout le cosmos. Si cette conscience collective est éveillée en vous, vous sentez, dans les relations avec les autres, que vos pensées, vos sentiments, vos paroles, vos actes, tout revient vers vous comme un écho [...]. Et c’est cela, vraiment, la fraternité. » (Aïvanhov, 2006).  Le « sens de l'unité », précisent les scientifiques Capra et Luisi « est pleinement confirmé par la compréhension de la réalité de la science contemporaine [...], il y a beaucoup de similitudes entre la vision du monde mystique, à la fois orientale et occidentale, et la conception systémique de la nature qui est en cours d'élaboration dans de nombreuses disciplines scientifiques [...]. Quand nous regardons le monde autour de nous, nous découvrons que nous ne sommes pas jetés dans le chaos et le hasard, mais nous faisons partie d’un ordre important » (Capra -Luisi : pp. 368-369). Donc, « si nous avions cette conscience élargie, nous aurions senti que la vie est une, que nous sommes tous liés, que tous les êtres représentent une unité dans cet océan de la vie universelle » (Aïvanhov, 2003: p. 23).

Par la conscience, nous pouvons en effet sentir que nous faisons partie de l’Univers et changer en conséquence nos comportements. C’est seulement quand nous la sentons en nous, dans notre cœur, dans la vie qui se manifeste en nous, qu’il y a la véritable compréhension de la fraternité : « La compréhension, la vraie, ne se fait pas par quelques cellules du cerveau [...], la vraie intelligence est à la fois une sensation et une compréhension : vous sentez, et à ce moment-là vous comprenez parce que vous avez goûté. » (Aïvanhov, 1997: p.106). Lorsque l’on sent en soi cette unité, cette commune filiation divine de tous les êtres, on devient nécessairement fraternel ! Comme dit Bentounes à propos de la paix, il s’agit d’« un état d’être, d’un état de sentir » (Bentounes, 2016). 

D’ailleurs, Saint Grégoire le Grand a expliqué que les sages : « ne se limitent pas à écouter les paroles de sagesse, mais ils la goûtent [...], une chose est en fait juste d'entendre parler d'un aliment et un autre est de le goûter. » (Saint Grégoire le Grand : 595). Le mot italien « sapere » (savoir, sagesse) vient du latin « sàpere » (saveur, avoir goût) (Ravasi, 2006). Pie XI aussi a souligné, dans la lettre encyclique Quadragesimo Anno, l’importance de « sentir » le lien fraternel: « Une vraie collaboration de tous en vue du bien commun ne s’établira donc que lorsque tous sentiront qu’ils sont les membres d’une grande famille et les enfants d’un même Père céleste [...] en sorte que si l’un souffre, tous souffrent » (Pie XI, 1931).

Chiara Lubich explique aussi que « celui qui commence à mettre en pratique, réalise avant tout [...] que sa vie spirituelle se transforme qualitativement. Il expérimente, par exemple, de façon nouvelle, les dons de l’Esprit. Il connaît une joie nouvelle, une paix, une bienveillance, une magnanimité nouvelles » (Lubich,1989). La spiritualité donc « n’est pas penser Dieu dans le cosmos, mais faire l’expérience de Dieu dans toutes les choses » (Boff - Hathaway, 2014 : pp. 559-560).

Sentir, et pas seulement penser, de faire partie de l’Univers et de toutes les créatures, comme clé du changement, est vraiment une chance offerte par notre conscience qui nous permet de sentir en nous que si nous luttons contre les autres, nous luttons effectivement contre nous-mêmes.

Pensons aussi à la recherche scientifique sur les neurones qui montre que nous, les humains, ne sommes pas pris au piège dans la prison de la séparativité parce que nous avons la capacité de « transposer sur nous le sentir et l’agir des autres » (Ammaniti- Gallese, 2015).

          Mais comment élargir la conscience et « sentir » la fraternité ? Le rôle de l'éducation est fondamental à ce propos. On dit que « la vision dominante aujourd'hui est celui de la séparation les uns des autres [...] mais cette vision n’est plus basée sur la science. Aujourd'hui, le rôle de l'éducation et de l'école sont essentiels » (Laszlo, 2009). La fraternité, en effet, « s’apprend à travers l’éducation et la formation et c’est précisément ce que disaient les rédacteurs de la Déclaration Universelle dans le préambule de leur texte [...], c’est aussi ce que nous dit Martin Luther King, d’apprendre à vivre ensemble de façon fraternelle » (Mattei, 2009).

        La fraternité, comme la paix, implique donc une pédagogie, un travail sur soi-même. La création d’une Académie de paix (et on peut ajouter de fraternité), c’est le vœu de Khaled Bentounes : « La paix n’est pas quelque chose qui descend toute seule du ciel, c’est quelque chose qui se travaille, qui se cultive, qui se sème. [...]. On apprend bien aux gens à faire la guerre, qu’on leur apprenne aujourd’hui à faire la paix! Voilà donc un sacré chantier à mettre en œuvre pour les générations à venir » (Bentounes, 2016). Dans cette perspective, dans ce « sacré chantier à mettre en œuvre », on peut situer aussi, par exemple, la pédagogie qui, à travers la sacralisation de notre façon de vivre (de  tout notre organisme), vise à supporter l'expansion de la conscience de l’unité et de la fraternité. Plusieurs enseignements philosophiques et pédagogiques ont donné une grande importance depuis les temps anciens à la façon de vivre parce qu’il y a un lien profond entre elle et la conscience : les pensées et les sentiments sacrés dans les actes de la vie quotidienne élargissent progressivement la conscience et générent des comportements altruistes, coopératifs, empathiques et pacifiques. Le monde, beaucoup le disent, « doit être resacralisé en tant qu'entité unique » (Laszlo, 2006).

        En fait, la science a montré l’importance « cognitive » de la vie de notre organisme (pensons, par exemple, à la théorie des biologistes Matura et Varela et aux études de Capra et Luisi), c'est-à-dire de la façon de penser, de sentir, de se nourrir, etc. Au cours des dernières années, la recherche scientifique nous a expliqué que toute la notre expérience (notre comportement, les perceptions, les émotions, les sentiments et les pensées) peut modifier le cerveau (plasticité neuronale) et agir sur la conscience.  

Tout cela, à notre avis, doit avoir des répercussions aussi dans le domaine de l'éducation et de l’éthique.  Pensons, par exemple, à la possibilité que nous avons tous les jours de développer, pendant les repas, des pensées et des sentiments de respect, de gratitude et de joie pour découvrir dans la nourriture la lettre d’amour du Créateur et ressentir en nous l'unité dans toute la Création (Aïvanhov, 1982). Cette pratique, ainsi que de nombreuses autres, peut marquer le début d’un processus de changement parce qu’au fur et à mesure que la conscience d’une nouvelle façon de vivre progresse, la partie instinctive et égocentrique va se réduire pour laisser la place à l'altruisme et à l'impersonnalité. Cela signifie une diminution de l’attitude antagoniste, du besoin de conflits, du besoin d'humilier et de faire souffrir les autres créatures, parce que cette nouvelle conscience permettra de commencer à sentir en dedans que les autres sont en nous, qu’ils sont une partie de nous.

         Justement, on dit que la spiritualité « est une manière d'être, une attitude fondamentale à vivre à chaque moment et dans chaque circonstance » (Boff et Hathaway, 2014 : p. 532). La spiritualité doit en effet s'exprimer « dans une nouvelle ligne de vie, dans un nouveau style pris par des millions de personnes… une nouvelle spiritualité, actuelle et moderne : la spiritualité de l'unité, ut omnes unum sint » (Lubich, 1996).  La société globalisée « exige un nouveau style de vie » (Lubich, 2003).

          Une culture, une philosophie et une pédagogie qui ne sont pas expérimentables dans la vie ne peuvent pas apporter le changement dans le but de la fraternité universelle. Pour enseigner la fraternité, « nous devons la vivre, car ce n’est qu’en la vivant que nous pouvons la comprendre » (Baggio, 2010), en tenant compte aussi du fait que la fraternité « conçue comme une fraternité universelle, ne peut être mise en œuvre qu’avec la contribution de tous les domaines culturels majeurs de la planète » (Idem, 2012 : pp.24-27).

        Il faut « une revivification pour réenchanter le monde et orienter nos jeunes vers un monde meilleur au lieu de les nourrir par le désespoir. Je pense sincèrement que l’énergie spirituelle de nos traditions peut nous aider à construire cette nouvelle conscience dont l’homme d’aujourd’hui a tant besoin » (Bentounes, 2016).  

Tout cela signifie que toute transformation intérieure exige non seulement des capacités intellectuelles, mais une révision et une remise en question de la qualité des actes de la vie quotidienne. Si nous voulons promouvoir la connaissance et la conscience de la fraternité, nous devons nécessairement engager toute notre manière d’être et de vivre pour réveiller aussi chez les autres le sens de la dignité fraternelle et de la sacralité de la vie. On a besoin de vivre et de propager « un nouveau style de vie ».

Il faut souhaiter pour cela une Académie de la paix et de la fraternité. Il faut souhaiter que dans les écoles et les institutions pédagogiques puisse trouver accueil la quintessence de la culture philosophique et pédagogique capable de stimuler le développement de la conscience et du comportement dans l’esprit d’unité et de fraternité sur toute la Terre.

 

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Bruno E. G. Fuoco (1959) est juriste. Il a complété ses études universitaires à l'Université La Sapienzia de Rome et à l'université R. Cartesio de Paris. Formateur en droit administratif et auteur de divers volumes et essais en matières de droit public et d’éducation civique dans une perspective holistique et spirituelle., il s'est occupé du développement historique de l'idée de fraternité au cours des dernières années.         http://www.nuoveattitudini.it/autore.htm

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